Je n’aurais jamais pensé écrire cette phrase, mais aujourd’hui, quel plaisir et quel accomplissement cela représente pour moi.
Si vous me donnez l’opportunité d’écrire pour vous – votre biographie ou une partie de votre histoire – lors des entretiens qui vont nous réunir, vous allez me parler de vous, alors il me semble légitime de vous dire quelques mots sur moi.
J’ai toujours aimé l’école, les études – surtout les matières littéraires – mais l’orientation, c’était une autre histoire. Quel secteur ? Quel métier ? Toutes ces questions entendues à l’adolescence auxquelles il était pour moi difficile de répondre.
Alors, je me suis basée sur ce que je préférais, sans perspective professionnelle claire, juste ce qui me parlait. Il se trouve que j’ai toujours été intéressée, voire intriguée, par les liens entre langage et pensée, par la communication avec l’autre, par les mots.
Comment se comprendre ? Se faire entendre ? Trouver le mot juste, que ce soit à l’oral ou à l’écrit ? Celui qui ouvre, qui fait lien, qui fait écho. Celui qui nous fait dire : « ah oui, c’est exactement ça ».
Je me suis d'abord dirigée vers des études d'anglais, je voulais comprendre une langue étrangère. Puis, quelques années plus tard, une autre langue intrigante elle aussi : j'ai voulu connaître le fonctionnement psychique. C'est alors que j'ai entrepris des études de psychologie, et exercé une vingtaine d'années comme psychologue clinicienne auprès d'adolescents et de jeunes adultes.
Lors des nombreux entretiens menés, j'ai écouté, compris, reformulé. J'ai constaté à quel point prendre la parole et revisiter son histoire peut apaiser, libérer, voire changer la donne. Lorsque l'on est véritablement écouté, la parole se libère et l'on peut se surprendre soi-même. À l'inverse, j'ai vu combien les blancs dans une histoire familiale peuvent peser sur la capacité à devenir soi-même. De ces années d'écoute et de rencontres, je garde un excellent souvenir, sans oublier les collègues fabuleux.
Quelques turbulences plus tard – notamment la fermeture du dispositif dans lequel je travaillais – il m'a fallu tout repenser. Le vide d'abord ressenti s'est ensuite mué en place pour autre chose, pour aller à nouveau vers ce que je préfère, vers ce qui me parle.
Et vous savez quoi ? Une reconversion professionnelle et une formation plus tard, cela m'a conduite naturellement vers la rencontre et l'écoute de l'autre : de manière différente cette fois, de la parole à l'écrit. Après avoir écouté la vie des autres pendant vingt ans, dorénavant, je vais l'écrire.
Aujourd'hui ce n'est plus en tant que psychologue que je vous écoute, mais en tant que biographe — ou prête-plume, si vous préférez. Je me sens à ma juste place.
Vous en savez maintenant un peu plus sur moi. J’aurais aussi pu vous dire que j’apprécie un bon bouquin – de Philippe Djian ou d’Agnès Martin-Lugand par exemple – vous parler de mes films préférés, de la musique que j’écoute, de la valeur que j’accorde à l’amitié, mais il me semble que ce qui compte, est ce qui m’a amenée à devenir biographe. Pour le reste, nous aurons peut-être l’occasion de l’évoquer lors de notre premier contact.
Formée à la Plume Académie, dirigée par Anne-Sylvie Pinel à Paris.
J'y suis tenue autant que j'y tiens. Ce qui se dit entre nous reste entre nous. Les enregistrements sont systématiquement détruits à la fin de notre collaboration.
Je vous offre un espace de parole libre, respectueux et sans jugement.
Je me refuse à relayer tout propos injurieux ou diffamatoire (article 29 de la loi du 29/07/1881).
Le premier échange est toujours gratuit et sans engagement. Il suffit de commencer.
Quelques mots à celles qui, récemment sur mon parcours, m’ont aidée d’une manière ou d’une autre. Merci à Véro pour son soutien constant et précieux, à Marine pour s’être prêtée à l’exercice sans hésitation, à Elen pour son regard bienveillant et à Janine, pour tout.